Isolement des créateurs d’entreprises et offres – Enquête de l’APCE
Publié par GDz'ID dans KDZ'IDCitation du rapport : « L’objectif affirmé de créer son propre emploi en créant son entreprise l’est pour 63 % des créateurs en 2006 contre 56 % en 2002. »
Ce constat peut interroger sur la question de la préparation du projet, sur la qualification en amont de l’offre…en bref, sur cette première phase si importante de maturation du projet.
Il est possible d’analyser ce constat sous deux angles :
- Positif, volonté de ne pas dépendre des autres, etc….
- Négatif, la création d’entreprise comme dernière chance après avoir tenté de retrouver un emploi.
Le premier ne se discute pas. Le second est une véritable prise de risque, d’autant plus forte que le projet est motivé par une attitude défensive (sortir du chômage) » et non offensive (créer).
La réflexion initiale sur son projet risque d’être biaisée face à l’urgence de se sortir d’une mauvaise passe.
Pouvoir sortir de l’isolement, obtenir un ou des avis (motivés) sur son projet, le confronter en amont de la décision finale à son marché pour affiner son produit ou son service (son offre), etc…tout ceci a tendance à être négligé.
Une autre information contenue dans cette étude montre que le recours à de l’aide est en progression mais reste relativement faible (autour d’un créateur sur 3). Et ce recours concerne en grande partie uniquement les questions administratives et juridiques.
Les risques induits, si l’on croise ces deux caractéristiques, « pression pour sortir du chômage » X « isolement relatif du porteur de projet ou créateur» sont potentiellement très importants.
Le graphique suivant montre, toujours en appui à ce qu’il vient d’être dit, les difficultés rencontrées par les créateurs…
En dehors de la question de l’administratif et de l’obtention de financements, on trouve trois raisons invoquées largement qui peuvent interroger :
Etablir des contacts avec les clients – Fixer le prix de produits et services – Etre seul comme entrepreneur
Une réaction, mais est-ce une déformation professionnelle : en amont de la prise de décision de créer son entreprise, ne faut-il pas que l’offre soit « au moins à minima » calée (sachant que l’offre peut ensuite et même doit évoluer en cours de vie de l’entreprise) ? Ne faut-il pas réfléchir à toutes ses composantes ? Ne faut-il pas avoir quelques réponses (pour ne pas dire certitudes) et avoir identifié les risques (et non pointé les incertitudes) ?
Voir le billet suivant concernant l’offre et ses composantes.


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